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La Saga Resident Evil

Image de Resident EvilImage de Resident Evil

Resident Evil (Biohazard au Japon) est une série de jeux vidéos d'aventure, action et réflexion de type Survival Horror Les jeux mettent souvent en scène des agents du S.T.A.R.S (Special Tactics and Rescue Squad) contre la multinationale pharmaceutique Umbrella Corporation. Cette saga est éditée par la société japonaise Capcom. C'est parti pour une grande analyse sur ces monuments de l'histoire du jeu vidéo. Vous trouverez dans cette fiche les principales informations sur les meilleurs jeux de la saga.

Le premier volet de la saga Resident Evil (très longtemps considéré comme le meilleur de la série) a été développé et édité par Capcom en 1996 sur Playstation puis en 1997 sur la console Saturne et PC. La même année est sortie une version Director's Cut sur PlayStation, qui proposait de nouveaux angles de caméra et des scènes modifiées. En 2002, le jeu a subit une refonte graphique complète avec la version Rebirth sortie sur Gamecube. Voila pour les principales éditions et rééditions de ce jeu même s'il y'en a eu encore bien d'autres ! Passons maintenant au scénario

Les STARS, composés de l'équipe Alpha et Bravo, sont arrivés à Raccoon City tard dans la journée. Depuis quelques jours, des rumeurs circulent à propos de personnes portées disparues, des touristes pour la plupart, et de créatures étranges. On a sorti de la rivière le corps mutilé d'une randonneuse. Le rapport de police indique qu'elle a dû être attaquée par une créature extrêmement puissante, à en juger par la profondeur des marques laissées par les dents. On suppose la présence d'un loup ou d'un ours dans les montagnes qui dominent la ville de Raccoon. L'accès aux routes sillonnant à travers les monts Arklay est fermé. La population commence à avoir peur.

Finalement, la décision est prise: il faut se rendre dans les forêts qui s'étalent sur les flans de la montagne afin d'y découvrir ce qu'il s'y passe. Un premier hélicoptère est envoyé avec à son bord l'équipe Bravo: a priori, il s'agit d'une simple mission de reconnaissance. Quelques heures plus tard, les communications sont rompues avec l'appareil et le silence radio laisse place à l'inquiétude. De suite, l'équipe Alpha part survoler à son tour les forêt d'Arklay pour y retrouver ses compagnons d'arme. Une fumée épaisse s'échappe de la cime des arbres: le premier hélicoptère s'est crashé, il n'y a aucune trace de son équipage.

Une fois posé, l'équipe Alpha commence à fouiller les alentours jusqu'à ce qu'un de ses membres, Joseph Frost, se fasse attaquer à la gorge par quelque chose, a priori une sorte de loup. Le pilote de l'hélicoptère Brad Vickers, pris de panique, s'envole pour rejoindre la base alors qu'au sol, ce qui s'avère être un chien affreusement mutilé dévore le cadavre de sa victime. Il ne reste que Jill Valentine, Barry Burton, Chris Redfield et Albert Wesker perdus au milieu de nulle part, qui décident de courir pour sauver leur peaux. Ils finissent par pousser les porte d'un manoir situé non loin de là. Ils s'y sont réfugiés croyant être à l'abris...

Pour le Gameplay de ce magnifique jeu le joueur prend le contrôle d'un des membres de l'équipe: Jill Valentine pour le mode facile et normal ou Chris Redfield pour le mode difficile. L'aventure changera sensiblement en fonction du choix du personnage, que cela soit pour les coéquipiers rencontrés, les armes récupérées ou les énigmes à déchiffrer. Quel que soit le personnage choisi, le joueur commence son enquête dans un gigantesque manoir aux allures de labyrinthe. Les habitants de cette maison se révèlent rapidement être des zombies canibales. Pour preuve, les nombreuses victimes parmi les coéquipiers du joueur retrouvés dans le manoir.

L'objectif principal qui visait à élucider les mystérieuses disparitions va très vite tourner en une mission de survie: trouver des armes, résoudre les énigmes qui barrent le passage du joueur, sauver ceux qui pourront l'être et découvrir les secrets du manoir. Ce dernier est infesté de créatures toutes plus dangereuses les unes que les autres: êtres en état de décomposition avancée, créatures étrangement gigantesques ou monstres mutants qui n'hésiteront pas à tuer le joueur s'il les laisse s'approcher de trop près.

Le joueur disposera de tout un arsenal pour les éliminer (couteau, pistolet, fusil à pompe, bazooka, lance-flammes, Magnum, lance-roquette) pour peu qu'il arrive à les récupérer dans les pièces de la maison. Les munitions, comme dans tout jeu survival, sont en nombre limité (situation aggravée en fonction du personnage choisi au début du jeu) et il est conseillé de les économiser.

Un élément important du gameplay est que le joueur ne peut pas tirer rapidement, il faut d'abord appuyer sur un bouton de maniére à ce que le personnage lève son arme et puisse tirer (et accessoirement viser). Dans ces moments là, il n'est pas possible de se déplacer, ce qui corse un peu plus le jeu et oblige à un jeu moins offensif que dans un FPS. Le jeu joue énormément sur les plans fixes, une de ses caractéristiques majeures, qui donnent une dimension horrifique aux scènes du jeu, les concepteurs de Resident Evil ayant beaucoup misé sur cet aspect.

Arrive ensuite en 1998 et toujours sur Playstation, Resident Evil 2. Le jeu met en scène les agents de la S.T.A.R.S contre la société biochimique Umbrella. Le jeu fut adapté sur Dreamcast, N64, PC et Gamecube.

Avant le malheureux mois de juillet 1998, RacoonCity n'était encore qu'une simple petite bourgade du nord des Etats-Unis. La seule chose qui caractérisait cette cité banale était son laboratoire de produits chimiques: Umbrella inc. Mais ces dernières semaines, d'étranges événements sont survenus aux quatre coins de la ville, notamment dans les environs de la forêt de Raccoon. Certains ont cru voir des créatures mi-homme, mi-bête. Quelques habitants parlent d'une horrible catastrophe qui aurait eu lieu dans les sous-sols de la ville, autrement dit chez Umbrella.

Leon Scott Kennedy incorporé tout récemment dans la police de Raccoon City, part vers son lieu de travail pour la première fois. Quand, à sa grande stupeur, il voit un homme, à terre, apparemment mort. Il s'arrête, descend de sa voiture, lorsque soudain des morts-vivants se dirigent vers lui. Léon tire sur eux à plusieurs reprises, sans succès. Il se dirige alors vers un restaurant afin de se protéger, ouvre la porte et voit une jeune femme, nommée Claire Redfield.

Cette dernière est traquée par un zombie. Il tend son pistolet et tire a bout portant une balle dans la cervelle de cette chose hideuse. Ne s'attardant pas, il trouve une voiture de police et s'enfuit, accompagné de Claire. Après une brève discussion, un mort-vivant surgit de l'arrière du véhicule, lui fait perdre le contrôle de la voiture qui vient s'encastrer dans un panneau de signalisation...

A l'origine Resident Evil 2 devait avoir un autre aspect. Et il avait pour nom de code Resident Evil 1.5. En effet, Resident Evil 2 qui est sorti en magasin n'avait plus rien à voir avec celui qui avait été développé originellement: Claire ne devait pas accompagner Leon dans cette aventure, un autre personnage féminin, Elza Walker, devait prendre sa place. De même, la progression devait être totalement différente ainsi que les décors.

Cette version était tellement avancée (on estime que le jeu était finalisé à 80% dans la version PlayStation, 10% dans la version Saturn qui devait paraître quelques mois après la version PlayStation) que les fans de la saga considèrent cette version comme un jeu à part entière, d'où le fait qu'on lui ait donné un nom propre: Resident Evil 1.5. Aujourd'hui encore, beaucoup de fans demandent à ce que Capcom publie le jeu en bonus d'un jeu de la série à paraître.

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Resident Evil 3 Nemesis est un véritable mix des deux premiers épisodes. Mêlant des environnements plus chauds et une aventure plus variée dans ses décors, gardant les deux personnes jouables tout en rendant l'aventure plus existante et plus rythmée, ce troisième épisode ne déçoit nullement. D'une part le scénario est très intéressant dans son traitement puisqu'il se déroule avant et après les événements de Resident Evil 2.

Un mois et demi s'est écoulé depuis l'incident du manoir. Les habitants de Raccoon City ont repris le cours de leur vie et tentent d'oublier le chaos qui a secoué la ville quelques semaines plus tôt. Les habitants, effrayés, n'ont jamais cru les survivants. Leurs récits dépassaient l'entendement. Les membres du S.T.A.R.Squi ont survécu ont décidés démigrer en Europe. Mais soudain, une étrange maladie envahit la ville. Le virus T se propage alors dans toute la ville. Les habitants se transforment en monstres. Le cauchemar a recommencé...

Ensuite on retrouve la belle Jill Valentine qui pour la peine sera aidée par un certain Carlos Olivieira, membre de l'UCBS à savoir la Umbrella Biohazard Countermeasure Service. Jill devra survivre dans un Raccoon City en proie aux zombies. Elle sera également poursuivie par Nemesis. une créature qui a pour mission d'éliminer tous les membres du S.T.A.R.S. Ce personnage est primordial dans le jeucar il lui donne son ambiance très particulière, encore bien plus oppressante que les autres volets de la saga. Nemesis est rapide, surtout dans la deuxième partie du jeu où il court plus vite que Jill. De plus, il est ultra puissant et résistant et la plupart du temps, la seule solution face à lui sera la fuite.

Les évènements se déroulant dans Resident Evil 3 ont lieu presque en même temps que ceux relatés dans l'opus précédent. Le début de l'aventure commence 24 heures avant Resident Evil 2 jusqu'a ce que Jill soit infecté par le virus, à son réveil l'action se passe 24 heures après Resident Evil 2. Le joueur passera donc par certains endroits bien connus comme par exemple le commissariat de la ville déjà vu dans Resident Evil 2 ainsi que dans les laboratoires secrets d'Umbrella.

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Resident Evil : Code Veronica X

Piochant dans des films cultes comme Psychose, The Thing ou Terminator 2, Resident Evil : Code Veronica X est sans doute l'épisode le plus cinématographique de la saga. Avant toute chose, sachez que le X du titre est synonyme de petits ajouts pour la version PS2, le jeu étant tout d'abord sorti sur Dreamcast. Débutant sur les chapeaux de roue par une introduction complètement bluffante, le jeu commencera réellement sur une île appartenant à Umbrella. Vous y retrouverez Claire Redfield, encore et toujours à la recherche de Chris (qui sera jouable à la fin du jeu) et après une poignée de minutes, Steve viendra rejoindre les rangs.

De prime abord, on peut aisément penser que ce Resident Evil n'est pas du niveau de ses prédécesseurs. Ceci tient d'abord au fait que les développeurs ont opté pour des décors en 3D, qui ont moins de classe que ceux en précalculé. C'est un fait, Veronica n'est pas une claque graphique et pourtant l'atmosphère y est encore plus oppressante que dans les premiers épisodes. Comment cela se fait-il ? Et bien, cela tient en un mot : scénario.

Non pas que le cheminement soit radicalement différent de celui de ses aînés, mais il est indéniable que les choix scénaristiques sont bien plus étudiés. De plus, les personnages sont beaucoup plus développés et le sort réservé à certains d'entre eux en surprendra plus d'un. Parfaitement équilibré, Code Veronica devient dès lors un jeu qui se vit à 100% et dont on veut à tout prix découvrir le dénouement. Ensuite le choix des environnements est beaucoup plus propice à faire monter l'adrénaline. Naviguant entre une île abandonnée et une station polaire perdue dans une tempête de neige, le joueur sait très bien qu'il ne pourra compter sur l'aide de personne.

L'impression de solitude est presque palpable, d'autant que plus on avance et plus on ressent de l'amertume envers la famille Ashford, à l'origine de la société Umbrella. Riche en révélations, le jeu l'est un peu moins en nouveautés de gameplay. Tout juste retiendra-t-on la possibilité de tirer avec deux armes en même temps. Dans tous les cas, Veronica demeure une des pierres angulaires de la série même s'il ne fait nullement l'unanimité.

Resident Evil 0

Second épisode exclusif à la GameCube (après le Rebirth), Resident Evil Zero aura quelque peu déçu. Alors que les décors précalculés sont réellement ahurissants de beauté (passage au dessus du train à couper le souffle), cet épisode s'enlise à mon avis dans un manque total d'originalité, allant même jusqu'à singer le premier épisode. Hommage ? Paresse des développeurs ? Difficile à dire. Quoiqu'il en soit, cet épisode est antérieur de quelques heures aux événements du premier épisode. Vous y jouez le rôle de Rebecca Chambers, un membre des S.T.A.R.S qu'on pouvait voir (et diriger un bref instant) dans le premier Resident. Après quelques minutes de jeu, elle fera la connaissance de Billy Coen, un fugitif accusé à tort et dont le train pénitencier, qui le propulsait vers son destin, a déraillé non loin de la forêt bordant Raccoon City. Ensemble, ils vont devoir survivre à un cauchemar fait de monstres difformes et de personnages de l'ombre tirant les ficelles d'une conspiration qui commence déjà à s'étendre sur le monde.

Le premier point qui semble s'être un peu perdu en route est le scénario. Alors qu'on devait en apprendre beaucoup sur les origines d'Umbrella, Resident Evil Zero est bien moins convaincant que Code Veronica de ce point de vue-là. Moins recherché scénaristiquement, moins séduisant, cet épisode apporte bien son lot de vérités mais reste bien trop classique et frileux dans les réponses qu'il apporte. De plus, il est un peu étrange de constater que depuis le premier Resident Evil, l'épisode Zero est le plus court de la série, le tout n'incitant pas vraiment le joueur à rejouer une fois le titre terminé. Pourtant, Capcom n'en a pas oublié d'inclure quelques nouveautés, ou plutôt une nouveauté en la présence du Partner Zapping. Ce petit plus vous permet de passer de Rebecca à Bill à tout moment ou de diriger le personnage principal tout en donnant des ordres à l'autre pour que ce dernier reste passif ou au contraire vous aide durant les moments difficiles.

Si le jeu utilise ce système pour résoudre quelques énigmes ou apporter un second souffle à l'action, disons que le tout n'est pas assez mis en avant pour satisfaire. Ceci tient également au fait que les énigmes à résoudre en solo ou à deux sont des plus basiques et renvoient complètement à celles des précédents épisodes. Ensuite, les coffres qu'on retrouvait dans tous les autres opus ont désormais disparu et il vous faudra alors choisir soigneusement vos objets, laisser ceux que vous avez en trop dans une pièce et au besoin revenir les prendre si vous êtes en manque de munitions ou autres items. Inutile de dire que cet aspect alourdit considérablement le tout et qu'il aura très vite fait d'agacer le joueur. Bref, cet épisode est certes un bon jeu mais a eu du mal à convaincre, surtout après le fabuleux remake de Resident Evil sur la même machine.

Resident Evil 4

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Enfin, pour conclure cette fiche, voici ce que je considère personnelement comme le meilleur jeu de la série. Resident Evil 4 signe bel et bien le renouveau d'une saga qui ne demandait qu'à éclore pour faire face à une concurrence de plus en plus rude dans le secteur des survival-horror. Ce quatrième épisode, bien que mettant à nouveau en vedette notre cher Leon S. Kennedy (personnage central de Resident Evil 2), fait migrer le concept de la série en l'orientant plus que jamais du côté de l'action. Cependant, cette grosse production horrifique n'en oublie pas pour autant d'installer une ambiance pesante où le satanique rime plus que jamais avec le gothique. L'occasion pour Mikami Shinji de nous dévoiler un scénario plus ou moins convenu mais qui fait mouche en étant cette fois beaucoup plus redevable à des oeuvres cinématographiques telles que Fog, Massacre à La Tronçonneuse ou Alien qu'à la trilogie zombiesque du grand George Romero.

Le joueur dirige donc Leon Scott Kennedy, étant maintenant directement en service pour le gouvernement américain Léon doit désormais sauver la fille du président desEtatsUnis, Ashley Graham (véritable boulet à trainer pendant une bonne partie du jeu). Cette dernière a été enlevée et se retrouve détenue dans un sombre village de l'Espagne profonde. L'organisation qui la détient aurait trouvé un parasite du nom de Las Plagas, selon certains documents trouvés par Leon au cours de l'aventure. Ces parasites détourneraient la personne inoculée de sa volonté et la transformeraient en une sorte de marionnette obéissant aux commandes des chefs de l'organisation: Bitores Mendez (chef du village Pueblo), Ramon Salazar (8ème gouverneur du château du village Pueblo contrôlé par un culte religieux Los Illuminados et Lord Osmund Saddler (Maitre en chef de la secte controlant toutes les personnes affectées par les Las Plagas tel que les chefs précédemment cités ).

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Resident Evil 4 se déroule en trois étapes bien distinctes :

D'abord, on est dans un village espagnol, ou l'on combat principalement des villageois atteints de démence. L'ambiance est celle d'un endroit insalubre, avec des vers, des cadavres, et où la saleté semble maîtresse. On y recontre un monstre marin énorme, ainsi que des êtres autrefois humains, le El Gigantes, qui ressemblent au trolls du Seigneur des Anneaux. Le joueur se retrouve ensuite dans un château, où il est entouré de fanatiques psalmodiant continuellement, de monstres de plus en plus puissants(à l'image de ce gladiateur aveugle controllé par un Plagas dorsal) une ambiance médiévale et des pièges partout. Le jeu est là moins violent, mais plus angoissant: on retrouve un peu de l'ambiance des premiers épisodes de la série. Enfin, Ll'île. La troisième partie est de loin la plus oppressante,avec des ennemis nombreux et très puissants (ex: les Régéneradors, monstres obèses et horriblements sillencieux, et leur évolution les Iron Maiden, du nom d'une célébre torture (aucun rapport avec le groupe de Heavy Metal).Ambiance un peu commando, magnifiée lors du combat contre un Krauser fou et mégalomane! Une ambiance de laboratoire par moments,ou l'on découvre les innomables expériences des Illuminados.

L'histoire du développement du jeu ressemble beaucoup à la tumultueuse histoire de Resident Evil 2 qui avait connu une première version non finalisée, nommée par les fans de la saga Resident Evil 1.5 avant d'être totalement remise à zéro pour devenir la version que l'on connaît aujourd'hui. En ce qui concerne Resident Evil 4, il n'y a pas eu une version très différente avant de sortir sur le marché mais en fait quatre (voire cinq) autres! Le jeu a mis plus de quatre ans à aboutir et ce n'est que la cinquième version du jeu qui a été retenue par l'équipe du développement. L'objectif pour les développeurs était clair: Resident Evil 4 ne devait pas ressembler aux précédents épisodes de la série.

En parallèle du scénario qui troque ses zombies contre des villageois désoeuvrés, déshumanisés, tout le reste du soft jouit également d'une refonte complète du gameplay. Désormais les décors ne sont plus fixes mais en 3D temps réel. Le jeu est maintenant davantage basé sur l'action et la maniabilité a été entièrement repensée à cette fin: elle est plus souple, permet un meilleur contrôle et une meilleure immersion. Dans certaines situations, un menu contextuel apparait afin de proposer des actions spéciales: monter à l'echelle, sauter par la fenêtre, donner un coup de pied, se cacher, sauter, etc. Ces actions se réalisent tous à partir d'un bouton unique, à la manière des Zelda ou Shenmue.

Des Quick Time Events (ou QTE) donnent un surcroît de dynamisme au jeu: afin de se sortir de certaines situations critiques (éviter un coup, s'enfuir etc.) le joueur doit presser rapidement une combinaison de touches affichée à l'écran. S'il échoue, l'issue de la séquence est généralement fatale. La vue de dos autorise désormais le tir de précision et la localisation des dommages. Lorsqu'ils sont atteints sur une partie de leur corp, les ennemis réagissent de façon appropriée (touchés à la jambe, ils tombent etc.) ce qui permet de développer des stratégies de combat pour venir à bout d'ennemis tous très différents, notamment les boss, souvent spectaculaires. Enfin, les temps de chargement à chaque passage de porte, marque de fabrique de la série, ont disparu au profit d'une action ininterrompue. Les décors se chargent en effet en continu, ce qui renforce encore le caractère immersif du jeu.

Vous l'aurez sans doute compris, Resident Evil 4 est un chef-d'oeuvre absolu qui va bien au delà de toutes les promesses qu'il était censé tenir. Furieux, intense, profitant d'une ambiance européenne où le gothique crépusculaire de certains lieux côtoie des atmosphères délicates et mystérieuses, le titre de Capcom est une ode à la perfection et à la satisfaction du joueur. tant le plaisir procuré par le jeu est intense d'un bout à l'autre de l'aventure. Enfin le gameplay remanié est très agréable, la durée de vie s'avère phénoménale pour un survival-horror et les multiples influences cinématographiques ajoutent à la saveur de l'oeuvre. Résident Evil 4 marque une date dans l'histoire de la série, une date dans le petit monde du survival-horror...une date dans l'histoire du jeu vidéo.

2 Petites images du futur Resident Evil 5 pour finir !!!

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